La vidéo analogique : les quatre formats

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Une image vidéo en couleur peut être reconstituée par le mélange en quantité variable de trois couleurs fondamentales : le rouge, le vert et le bleu. Dans la pratique, un signal vidéo analogique peut revêtir quatre formes différentes permettant la conservation avec plus ou moins de bonheur des informations nécessaires à la reconstitution de l’image couleur.

Avec la liaison RVB, chacune des trois couleurs fondamentales est appliquée aux divers équipements par trois liaisons distinctes. Très utilisée en post production numérique et en informatique, elle offre une image de qualité optimale. Mais une dégradation sur l’une des 3 composantes conduit inévitablement à l’apparition d’une dominante colorée.

Ne convenant pas pour certaines applications (enregistrement, diffusion…) et pour garantir une compatibilité avec les anciens équipements noir et blanc, les trois signaux RVB ont été recomposés sous une autre forme, à savoir un signal de luminance Y (représentant l’ image en noir et blanc) et deux signaux Dr et Db dits « différence de couleur » . La bande passante de la luminance est optimale mais celle des composantes couleurs Dr et Db a été limitée à des valeurs moindres prenant ainsi en compte les caractéristiques de l’œil. Cette représentation dite « composantes » s’appuie aussi sur une triple liaison. Elle offre une image de qualité et est utilisée dans de nombreuses applications professionnelles. Elle est à l’origine de la majorité des formats d’enregistrement numériques actuels (même grand public).

Pour les besoins de la diffusion par voie hertzienne, il était nécessaire de pouvoir faire transiter chacun des programmes de télévision à travers un unique canal. La solution a consisté à combiner les trois composants Y, Dr et Db et les signaux de synchronisation en un seul signal appelé « signal composite ». Le mode de combinaison entre elles des deux informations couleur et leur introduction dans le spectre de la luminance a donné naissance aux trois standards PAL, SECAM et, pour le continent américain, NTSC. Il est évident que les images offertes par cette méthode n’ont pas la qualité de celles obtenues à partir de signaux composantes ou même RVB, le mélange des informations couleurs dans la luminance et vice versa provoquant parfois des interactions malheureuses de l’un vers l’autre (moirage, cross-color). Ce mode composite est utilisé pour la diffusion hertzienne des programmes de télévision, sur les magnétoscopes et les caméscopes grand public (VHS, 8 mm) et les anciens formats U-matic, BVU, 1 et 2 pouces.
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Pour être totalement complet et bien qu ‘elle ne soit pas utilisée en broadcast, citons également la liaison Y/C ou S-vidéo. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un format vidéo, mais simplement de la séparation, au niveau des équipements et de la connectique, des informations de luminance et de couleur, codées comme en vidéo composite en PAL ou en SECAM. Ce mode permet une meilleure qualité des images (absence de cross color…) que celle obtenue en vidéo composite.

Source: plate-forme-ast.mshparisnord.org  | CC

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