Les condensateurs électrolytiques sont utilisés :

* quand on a besoin d’une grande capacité de stockage
* quand on n’a pas de besoin d’avoir un condensateur parfait
– grande résistance en série
– mauvaise réponse aux hautes fréquences
– grande tolérance

Contrairement à tout autre condensateur, lorsqu’on les fabrique, on ne met pas d’isolant entre les deux conducteurs. D’ailleurs, un électrolytique neuf conduit le courant continu ! En fait, un des conducteurs est métallique, l’autre est une gelée conductrice : le conducteur métallique est simplement inséré dans la gelée. Lorsqu’on applique une tension pour la première fois, une réaction chimique (appelée électrolyse, d’où le nom) a lieu, ce qui crée une interface isolante à la surface du métal. Évidemment, sitôt formée, cette couche empêche le courant de passer et donc sa propre formation. Il en résulte une couche isolante très mince (quelques molécules d’épaisseur) d’où la très grande capacité des électrolytiques. D’où aussi leur tension maximale limitée, ce qui en fait néanmoins son utilité pour les blocs d’alimentation basse tension (moins de 200 volts). Cependant, la gelée n’est pas aussi bonne conductrice qu’un métal : un électrolytique a donc une résistance série non négligeable qui crée un “zéro” au sens des fonctions de transfert (filtre passe-bas) avec la capacité. De plus, un courant alternatif passant dans la gelée déforme les orbitales des électrons des couches de valence qui lient la gelée, créant une petite vibration mécanique dans la gelée, d’où :

* un effet d’inertie (inductance) important ;
* une mauvaise réponse aux hautes fréquences.

Disons simplement qu’à l’origine, ces condensateurs n’étaient tout simplement pas conçus pour servir à des fins de découplage ou de filtrage de signaux.

Source: wikipedia.org | GNU