Une manière de mesurer la distance à un objet est d’émettre une courte impulsion de signal radio, et de mesurer le temps que prend l’onde pour revenir après avoir été réfléchie. La distance est la moitié du temps de retour de l’onde (car le signal doit aller à la cible puis revenir) multipliée par la vitesse du signal (qui est proche de la vitesse de la lumière dans le vide si le milieu traversé est l’atmosphère).

Quand l’antenne est à la fois émettrice et réceptrice (ce qui est le cas le plus courant), l’antenne ne peut pas détecter l’onde réfléchie (aussi appelée retour) pendant que le signal est émis – on ne peut pas savoir si le signal mesuré est l’original ou le retour.

Cela implique qu’un radar a une portée minimale, qui est la moitié de la durée de l’impulsion multipliée par la vitesse de la lumière. Pour détecter des cibles plus proches, il faut utiliser une durée d’impulsion plus courte.

Un effet similaire impose de la même manière une portée maximale. Si le retour arrive quand l’impulsion suivante est émise, une fois encore le récepteur ne peut pas faire la différence. La portée maximale est donc calculée par:

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où c est la vitesse de la lumière et ?t est le temps entre deux impulsions

La forme de l’impulsion joue sur la capacité du radar à distinguer deux objets proches (notion de Pouvoir de résolution). Voir l’article consacré à la compression d’impulsion pour plus de détails.

Cette forme d’émission est utilisée par les radars à impulsions.

Schéma du fonctionnement d'un radar météorologique de bande C à impulsion

Schéma du fonctionnement d’un radar météorologique de bande C à impulsion

Source: wikipedia.org – CC