Le désir de reproduire le son ou plutôt les mélodies, d’une autre façon qu’en utilisant des partitions (trop sujettes à interprétations), est déjà ancien, un peu plus de deux siècles. Dès 1800, les premières expériences cherchent à montrer l’existence de vibrations sonores : un stylet relié à une membrane marque un cylindre enduit de suie…

La technique se précise en 1847, où apparaît le phonotographe sur le même principe que précédemment. Et le temps avance, les méthodes se modernisent et le phonographe arrive en 1877 grâce à Monsieur Edison.

Mais on est encore loin de l’architecture de l’amplification telle qu’on la connaît aujourd’hui… L’invention du tube va révolutionner le mode de l’amplification. Il serait maladroit de dire que le tube est l’invention d’une seule personne, elle est dépendante de tant de paramètres… De la découverte de l’électron, de la mise au point également de machine à vide poussé et surtout un aboutissement de plusieurs centaines de manipulations des physiciens du XIXième. Cependant, donnons ici encore quelques repères temporels : le très célèbre Thomas Alva Edison (1847-1931) avait mis au point la lampe à incandescence en octobre 1879, cependant le problème était que l’ampoule présentée un noircissement qui la rendait rapidement totalement opaque. Il avait également remarqué que pour un degré de vide particulier une couleur bleue apparaissait entre les électrodes qui maintenaient le filament. Soucieux de vouloir améliorer sa découverte, il place à l’intérieur de l’ampoule une feuille d’étain pour attirer le « noircissement » vers un point particulier et remarque le passage d’un courant entre le filament et la plaque, c’est « l’effet Edison ». Sans le savoir Edison venait d’inventer la diode à Vide. Ce n’est que 20 ans plus tard, en 1903 que le concept est repris par Sir John Ambrose Fleming qui invente la fameuse diode de Fleming. Lee de Forest (1873-1961) ajoute une électrode supplémentaire et dépose le brevet de la triode le 7 novembre 1905. La technique des tubes se modernise mais l’arrivée des semi-conducteurs dans les années 50 présage la fin de l’ère du tube.. Même si la fabrication de ces derniers a cessé dans les pays d’occident, ce n’est que pour mieux reprendre dans les pays d’ex-URSS (Russie, (ex)Yugoslavie) et dans les pays d’extrême orient (Chine).

Encore destiné à la haute fidélité aujourd’hui, la mise sur le marché d’amplificateurs à tubes à faible coût pourrait redonner une seconde jeunesse aux tubes sur le marché du grand public…

Source: stellae.fr